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Prêt immobilier, PTZ et aides : financer une maison pas chère

Une maison à moins de 100 000€ se finance le plus souvent avec un prêt immobilier classique, complété dans l’ancien par un prêt à taux zéro (PTZ) si vous êtes primo-accédant, que la maison est située en zone B2 ou C et que les travaux représentent au moins 25 % du coût total. Avec un emprunt de 80 000€ sur 20 ans, la mensualité tourne autour de 450 à 500€ hors assurance selon le taux obtenu, ce qui reste accessible avec un revenu modeste.

Jeune couple qui étudie son prêt immobilier, ses devis et son budget travaux dans la cuisine d’une maison ancienne

Peut-on emprunter pour une maison à moins de 100 000€ ?

Oui, et c’est même l’un des projets les plus faciles à faire financer : le montant emprunté est faible, donc la mensualité aussi. Les banques appliquent les règles fixées par le Haut Conseil de stabilité financière : une mensualité qui ne dépasse pas 35 % de vos revenus nets, assurance comprise, et une durée de 25 ans maximum (jusqu’à 27 ans dans certains cas avec différé, notamment pour des travaux importants).

Avec 1 500€ nets par mois, la mensualité maximale théorique est d’environ 525€. C’est suffisant pour emprunter 80 000 à 100 000€ sur 20 à 25 ans, selon les taux du moment. Les banques regardent aussi votre « reste à vivre », la stabilité de vos revenus et la tenue de vos comptes.

Quelle mensualité pour quel montant ?

Exemples calculés avec un taux hypothétique de 3,5 %, hors assurance, pour donner un ordre de grandeur. Les taux varient selon la banque, votre profil et la période : faites vos propres simulations et comparez plusieurs offres.

Montant empruntéSur 15 ansSur 20 ansSur 25 ans
50 000€environ 357€environ 290€environ 250€
80 000€environ 572€environ 464€environ 400€
100 000€environ 715€environ 580€environ 500€

N’oubliez pas l’assurance emprunteur, qui peut représenter une part non négligeable du coût total. Vous pouvez en changer à tout moment pour une offre moins chère à garanties équivalentes.

Le prêt à taux zéro (PTZ) dans l’ancien

Le PTZ est un prêt sans intérêts, accordé sous conditions de ressources pour l’achat de la résidence principale. Il complète toujours un prêt principal. Dans l’ancien, il est particulièrement adapté aux maisons à moins de 100 000€, car il vise justement les territoires où les prix sont bas.

Les conditions dans l’ancien

  • Être primo-accédant : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années (sauf exceptions, notamment handicap ou catastrophe naturelle).
  • Acheter dans une commune classée en zone B2 ou C : c’est le cas de la plupart des villes moyennes et des communes rurales.
  • Réaliser des travaux d’amélioration représentant au moins 25 % du coût total de l’opération (prix plus travaux).
  • Occuper le logement en résidence principale au moins huit mois par an, dans l’année qui suit l’achat ou la fin des travaux.
  • Respecter des plafonds de ressources, calculés sur le revenu fiscal de référence et le nombre d’occupants.

Combien peut-on obtenir ?

Le PTZ finance une part du coût de l’opération, retenu dans la limite d’un plafond. Dans l’ancien, cette part va de 20 à 50 % selon votre tranche de revenus (50 % pour la première tranche, 40 % pour les deux suivantes, 20 % pour la dernière). Pour une personne seule, le coût retenu est plafonné à 110 000€ en zone B2 et 100 000€ en zone C ; le plafond augmente avec la taille du foyer.

Nombre d’occupantsPlafond de revenus zone B2Plafond de revenus zone C
1 personne31 500€28 500€
2 personnes47 250€42 750€
3 personnes56 700€51 300€
4 personnes66 150€59 850€

Ces plafonds correspondent au barème applicable depuis avril 2025 ; vérifiez-les auprès de votre banque au moment de votre demande. Le remboursement s’étale jusqu’à 25 ans, avec une période de différé pendant laquelle vous ne remboursez rien sur le PTZ pour les revenus les plus modestes.

Un exemple concret

Un couple achète en zone C une maison à 70 000€ et prévoit 25 000€ de travaux (isolation, chauffage, salle de bains). Le coût total est de 95 000€ et les travaux en représentent environ 26 % : la condition des 25 % est remplie. S’il se situe dans la première tranche de revenus, le PTZ peut couvrir jusqu’à la moitié du coût retenu, le reste étant financé par un prêt classique et un éventuel apport.

Les aides à la rénovation, à combiner avec l’achat

L’éco-prêt à taux zéro

Il finance sans intérêts des travaux d’économies d’énergie réalisés par des entreprises certifiées RGE, sans condition de ressources. Les montants vont de 7 000€ pour une seule action (par exemple les fenêtres) à 30 000€ pour trois actions ou plus, et jusqu’à 50 000€ pour une rénovation globale, remboursables sur 15 à 20 ans. Il peut être demandé en même temps que le prêt d’achat, ce qui simplifie le dossier.

MaPrimeRénov’

Le parcours « rénovation d’ampleur » finance une part des travaux permettant de gagner au moins deux classes au DPE, avec un accompagnement obligatoire. Le taux dépend de vos revenus : jusqu’à 80 % des dépenses éligibles pour les ménages très modestes, dans la limite d’un plafond de travaux. Le parcours « par geste » verse des primes forfaitaires pour certains équipements, comme la pompe à chaleur. Le logement doit en principe avoir plus de quinze ans. Ces règles changent régulièrement (des suspensions temporaires ont eu lieu ces dernières années) : vérifiez-les auprès d’un conseiller France Rénov’, gratuit, avant de compter sur cette aide dans votre plan de financement.

Les autres coups de pouce

  • Les primes CEE versées par les fournisseurs d’énergie, cumulables avec MaPrimeRénov’.
  • La TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation énergétique.
  • Les aides locales : certaines régions, départements, communautés de communes ou villes « Action cœur de ville » aident à l’achat ou à la rénovation de logements anciens. Interrogez la mairie et l’ADIL de votre département.
  • Le prêt d’accession sociale (PAS) : un prêt conventionné sous conditions de ressources, proposé par les banques partenaires.
  • Le prêt Action Logement : jusqu’à 30 000€ à 1 % pour les salariés du secteur privé (entreprises de dix salariés et plus), mais il vise surtout le neuf et l’ancien HLM. Une maison ancienne classique n’y est généralement pas éligible : renseignez-vous avant.

Monter un dossier solide

  1. Préparez vos comptes : trois mois sans découvert, épargne régulière même modeste.
  2. Chiffrez le projet complet : prix, frais de notaire, travaux avec devis. Voir notre guide sur les frais de notaire et le budget total.
  3. Joignez l’audit énergétique et les devis : ils rassurent la banque et sont nécessaires pour le PTZ et l’éco-PTZ.
  4. Consultez plusieurs banques, dont la vôtre, ou un courtier.
  5. Insérez une condition suspensive de prêt dans le compromis, avec un montant, une durée et un taux maximum réalistes.

Acheter sans apport ou au comptant

Sans apport, l’achat reste possible si vos revenus sont stables et votre gestion irréprochable, mais la banque vous demandera souvent de financer au moins les frais de notaire. À l’inverse, certaines maisons très bon marché s’achètent au comptant : vous évitez les intérêts, mais gardez une réserve pour les travaux et les imprévus.

Attention aux offres de crédit frauduleuses

Les faux prêteurs et faux courtiers qui exigent des « frais de dossier » avant tout déblocage sont nombreux. Un intermédiaire en crédit sérieux est immatriculé à l’ORIAS et ne peut percevoir aucune somme avant le déblocage effectif du prêt. Pour le reste, les fonds de l’achat transitent toujours par le notaire. Tous nos conseils sont sur la page Sécurité. Une fois votre capacité d’emprunt connue, parcourez nos annonces de maisons à moins de 100 000€ pour trouver le bien qui correspond à votre budget.

Questions fréquentes

Quel salaire pour acheter une maison à 100 000€ ?

Pour emprunter 100 000€ sur 25 ans, la mensualité tourne autour de 500€ hors assurance avec un taux de 3,5 %. Avec la règle des 35 % d’endettement, un revenu net d’environ 1 500€ par mois peut suffire, sous réserve de comptes bien tenus et de revenus stables.

Le PTZ est-il possible pour une maison ancienne ?

Oui, si la maison est située en zone B2 ou C, que vous êtes primo-accédant sous les plafonds de ressources et que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l’opération. Le PTZ peut alors financer de 20 à 50 % du coût retenu selon vos revenus.

Peut-on cumuler PTZ et éco-PTZ ?

Oui, le PTZ et l’éco-prêt à taux zéro sont cumulables pour un achat suivi de travaux de rénovation énergétique. L’éco-PTZ est sans condition de ressources et peut atteindre 50 000€ pour une rénovation globale réalisée par des entreprises RGE.

Peut-on acheter une maison sans apport ?

C’est possible, surtout pour un petit montant et un profil stable, mais la plupart des banques demandent au minimum de couvrir les frais de notaire avec votre épargne. Un dossier sans découvert et des devis de travaux précis augmentent vos chances.

MaPrimeRénov’ peut-elle financer les travaux d’une maison que l’on vient d’acheter ?

Oui, si la maison devient votre résidence principale et répond aux conditions du dispositif (ancienneté du logement, artisans RGE, gain énergétique pour la rénovation d’ampleur). Les règles évoluant souvent, faites-vous confirmer votre éligibilité par un conseiller France Rénov’ avant de signer les devis.

Mis à jour le 13/10/2026